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La poésie du coeur 

Si on laisse le cœur s'exprimer au travers de la main, il arrive parfois que l'on se retrouve toucher par des espaces de grâce en soi ! 

Ci-dessous quelques textes  

L’éternité au creux du cœur Soleil impérissable qui se déploie En direction d’un je ne sais où Et provenant de nulle part Compostant lentement les histoires En métamorphosant le regard du rêveur L’Amour comme unique la clé Au plus tôt ou au plus tard, Rien et tout se dévoile. Un point singulier apparait Lorsque le rêveur rencontre l’éternité Tous les sons de l’univers ne peuvent se substituer Au silence qui commence à résonner Au creux du cœur la vibration primordiale d’Amour Exhorte le rêveur à danser, imaginer Aimer… Car dire Oui, c’est renoncer à l’éternité Est manifester ce qui est ! Une naissance qui exile, indispensable Pour habiter de toute la présence La forme aux multiples miroirs Soleil impérissable qui se déploie Amour vibrant, silence éternellement présent J’AIME !

Aimer... Aimer sans attentes Aimer sans conditions Aimer pour se libérer Aimer avec un cœur enveloppant Aimer pour celui qui ne le peut pas Aimer pour celui qui ne sait plus Aimer dans l'ombre comme la lumière Aimer l'héritage, comme les possibilités de demain Aimer dans toutes les directions, vers le ciel comme la terre Aimer dans la joie comme la peur Aimer en accueillant sa colère, elle n'en sera que plus éphémère Aimer la blessure qui offre la leçon, en la remerciant, la porte de mon cœur s'est grand ouvert Aimer le petit pas de côté, celui qui marque une pause avant de repartir sur le sentier Aimer dans la difficulté, pour se sentir plus léger Aimer durant tout mon vivant... Car je suis l'être qui choisis d'aimer, De s'aimer pour aimer. Aimer c'est incarner ma vérité, je n'ai rien de plus beau et vrai à partager !

La danse de la mouette C’était il y a quelques années, à un moment de ma vie où je n’allais pas bien. Les pensées noires m’envahissaient, et la dépression me guettait dans cette traversée des tréfonds où la vie nous mène parfois… Puis j’ai entendu une petite voix à l’intérieur : — Allez, viens… on va au bord de la mer. Un dimanche après-midi venteux d’octobre, je me retrouve sur la côte sans savoir que ce jour allait devenir l’un des plus précieux de ma vie. Le jour où j’ai compris que je ne suis jamais seul. Cette balade, je l’avais déjà faite tant de fois auparavant. C’est étrange comme marcher sur d’anciens chemins peut réveiller la mémoire. Je savais exactement où je voulais aller. Au détour d’un arbre apparaissent quelques marches descendant vers une petite crique. Le vent souffle. L’écume danse à la surface de l’eau. Le va-et-vient des vagues me détend immédiatement. Je m’assois sur le sable encore humide. Je respire et savoure cet instant délicieux. Dans ce vide, dans cet espace-temps méditatif qui s’offre à moi, un lien étrange se tisse avec la mouette qui danse au loin entre les vagues et les bourrasques. Et soudain, quelque chose devient évident. Je ressens la mouette. Je ressens le sable. L’odeur salée. La fraîcheur de l’air humide sur ma peau. Le vent qui me fait frissonner en passant dans mon cou. Je ressens la vie. Je ressens ma douleur. Ma mélancolie aussi. Et cette joie profonde d’être là, malgré tout. Alors je comprends : Je ne peux pas être seul. Je ne peux pas être abandonné. Je ne peux pas être séparé du vivant. Ma douleur me semble soudain moins réelle, plus légère, presque aussi libre que cette mouette portée par le vent. Puis une nouvelle graine de lumière surgit de mon cœur : Je suis la danse, je suis le danseur. La vie est telle que je la vois, telle que je la ressens, ici et maintenant. Je suis vivant. Quel miracle.

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